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Années
1950 au Togo
Les
photographes amateurs ou professionnelles organisent des
tournées à travers villes et campagnes. Un
campement servant de studio ambulant est organisé
à chaque destination. Le métier de photographe
fait vivre son homme à une époque où
la photographie fascine et suscite l’intérêt
et la curiosité de la population. La photo est obtenue
séance tenante contre quelques pièces d’argent.
L’influence
de divers styles vestimentaires peut-être remarquée
à travers les poses.
La culotte est une tendance favorite, peut-être parce
qu’elle imitait si bien le style des coloniaux occidentaux
dont le casque est symbole d’autorité. Les
citoyens frimeurs qui n’avaient pas de quoi se payer
des casques en matériaux synthétiques, s’adressaient
parfois aux artisans vanniers qui leur en tissaient des
archétypes en raphia qu’ils trempaient ensuite
dans du lait de chaux. Même si cet habit ne pouvait
leur permettre de faire le moine en raison de la couleur
de peau, le costume du citoyen frimeur assorti d’un
casque quoiqu’en raphia, donnait au moins l’illusion
de sa proximité avec le dominateur de l’époque.
La
montée des boxeurs Noirs comme Cassius Clay en Amérique
fait des adeptes au sein de la population ; les vêtements
sont assortis de coquille.
Parallèlement, le style vestimentaire de quelques
icônes des mouvements indépendantistes panafricains
tels Kwam Nkrouma est très vite adopté par
la population. |