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Le
voyage dura de neuf heures du matin à vingt-trois
heures. En sortant du bus à la gare routière,
je savais que je n’avais aucun parent à
Mango, et qu’il n’y avait presque plus
de trace de mon père qui y avait boulotté
comme instituteur au cours des années cinquante.
J’effectuais ce voyage juste parce qu’un
exemplaire de mon roman m’avait préparé
le terrain. Historiquement, Mango est réputé
pour avoir opposé une résistance farouche
à la colonisation européenne au temps
du chef Tchokossi Na Biéma Bonssafo. Il y
avait donc de quoi succomber à cette curiosité
d’aller découvrir et rencontrer des
lecteurs de cette localité rurale qui avaient
manifesté de l’intérêt
pour mon œuvre. Certes, c’était
ma première fois de me rendre dans ce village
situé en pleine savane, mais j’éprouvais
aussi le mystère ou la force qu’à
le livre de précéder un auteur ou
de le rendre présent dans un endroit géographique
presque totalement inconnu de lui. L’œuvre
multimédia en fera t--elle mieux ?
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M.Malik, Responsable de la Bibliothèque de
Lecture Publique de Mango
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...Traversée des monts Fazao Malfakassa...
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