Échanges
Nord-Sud Luxembourgeois
C’est
avec un sentiment d’honneur que je prends part à
cette rencontre initiée au titre du programme «
Échanges Nord-Sud Luxembourgeois ». Occasion
pour moi de partager avec vous de ce thème de société
qui m’a fait prendre la plume, je veux parler de
l’exploitation des enfants, entendez, le travail
et la traite des enfants.
La
pauvreté, la polygamie ambiante dans notre société,
les crises sociaux politiques du continent, poussent certains
à utiliser les enfants(sans grand soutient) à
plusieurs desseins malsains. C’est ainsi que certains
parents font des enfants des amortisseurs de leur pauvreté,
échangeant ceux-ci contre de l’argent, parfois
contre une radio-cassette ou un vélo. Les chefs
de guerre politiques irresponsables en font des boucliers
humains, le cas des enfants-soldats. Compte tenu du temps
assez restreint imparti à cette rencontre, je voudrais,
pour être bref, dire que l’observation de
ma société ne m’a pas laissé
indifférent face à ce phénomène
sociale.
Mon
premier roman intitulé « Journal d’une
bonne », qui n’est autre qu’une fiction
inspire de la réalité, est l’œuvre
qui m’a permis d’adresser un message sur le
sujet. Je suis heureux qu’à ce jour, 3000
lecteurs voire plus aient lu ce coup de cœur. À
mon sens, l’exploitation des enfants est un acte
de trahison à mettre à l’actif non
pas du gouvernant, mais de la cellule familiale. Parce
que la protection de l’enfant est avant tout une
question de volonté responsable. Ce qui explique
pourquoi (à mon avis)les mesures d’éradications
prises par les ONG et les responsables politiques ont
du mal à venir à bout du phénomène,
surtout en Afrique. Il appert cependant que l’enfant
victime de l’exploitation est un enfant victime
d’un manquement au respect de certains droits fondamentaux
humains, à savoir, le droit à l’éducation,
à la dignité, à la vie, droits qui
lui sont universellement reconnus.
Les
statistiques sommaires de l’OIT qui viennent en
appui soutiennent que
256
millions d’enfants sont au travail dans le monde,
dont 73 millions âgés de moins de dix ans.
La plus forte proportion d’enfants au travail se
trouve en Afrique subsaharienne, où pratiquement
un tiers des enfants âgés de 14 ans au plus
soit 48 millions, appartient à la population active,
le plus souvent dans le secteur informel où ils
ne jouissent d’aucune protection légale ou
réglementaire.
Au Togo, le secteur agricole emploie des enfants métayers,
bouviers, pêcheurs. Le secteur informel comprend
les enfants revendeurs et revendeuses ambulants(enfants
de rue), et les travailleurs domestiques. Le secteur minier
n’est pas du reste : on a pu constater que des enfants
sont actifs dans les sites d’orpaillage, et dans
les carrières d’extraction de sable et de
gravier.
À
la fois résultat et cause de la pauvreté,
le travail des enfants perpétue les conditions
défavorisées et l’exclusion sociale.
Un pays ne disposant pas d’une main-d’œuvre
qualifiée à cause du travail des enfants
ne peut participer de manière constructive à
l’économie globale. Les programmes d’aide
à la pauvreté doivent donc compter l’élimination
du travail des enfants parmi leurs objectifs en mettant
toutefois un accent particulier sur la scolarisation.
Comme vous pouvez le constater, le travail des enfants
est une pratique myope qui met en danger l’avenir
des générations futures.
Je serai donc à votre disposition pour vous apporter
d’autres réponses sur le thème ou
sur ceux qui lui sont liés, je vous remercie.

Deuxième
rencontre avec les élèves du même
établissement
Le
site en bref