Journal d'une bonne
de Dissirama Boutora-Tapka


Premier roman pour ce jeune auteur togolais, roman social qui retrace sous la forme d'un journal adressé à une inconnue, Pamela, la vie terrible d'une petite bonne. Agathe perd son nom en même temps que ses parents. Adjo, son nom d'esclave moderne, lui sera donné par ses premiers patrons, tenanciers d'une petite entreprise d'enfants esclaves au Gabon. Son sort ne fera qu'empirer lorsque "libérée" elle deviendra bonne à Tout faire dans son pays d'origine. Agathe est Adjo, Adjo est Agathe. A tour de rôles, elle redevient Agathe quand elle commence à espérer une autre vie, une vraie vie, une vie digne, mais le destin sans cesse la renvoie à Adjo, irrémédiablement. Véritable fléau en Afrique, subsaharienne comme du Nord, la mise en esclavage des enfants par des adultes, est un fait avéré souvent camouflé derrière de trop bonnes intentions : « Sans ce travail, cet enfant serait à la rue. ». A lire absolument pour prendre conscience des souffrances trop souvent infligées à tous ces enfants, surtout des petites filles, et que cet acte soit enfin puni par les institutions qui aujourd'hui se masquent la face. Edité par les Editions Haho à Lomé, ce petit récit étonnant a obtenu le prix France-Togo 2001. Ce livre a fait l'objet d'un soutien à l'édition par l'ambassade de France au Togo sous une forme particulièrement originale mise en oeuvre par le Projet Lecture Publique. En effet, les éditions Haho et le Service de Coopération et d'Action Culturelle (SCAC) de l'ambassade de France ont signé un contrat de partenariat.

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Cérémonie de remise du Prix

 

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Roman JOURNAL D'UNE BONNE Roman JOURNAL D'UNE BONNE  version anglaise en E-BOOK

 

 

 

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