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Conclusion
Dans
notre analyse sur « Quelques aspects du temps du récit
dans Journal d’une bonne », nous avons voulu démontrer
que le temps joue un rôle très important dans le récit.
Ainsi, ce travail a pour but de chercher comment les quatre moments
de la narration apparaissent dans le récit et à quel
effet ils sont employés. Nous avons également cherché
à trouver les techniques de la vitesse et comment elles se
manifestent dans la narration ainsi que les effets qu’elles
créent. Nous avons constaté que tous les quatre moments
de la narration se manifestent dans l’œuvre et contribue
à amuser et à informer les lecteurs.
La
narration ultérieure a été employe dans l’œuvre
pour nous informer du passé du personnage principal. Cette
narration nous mène à comprendre tout ce qui lui est
arrivée pour qu’elle finisse par être une bonne,
dans la maison même où elle a fait ses premiers pas.
A
travers la narration antérieure l’auteur nous communique
les anticipations du personnage principal. Ainsi, nous arrivons
à partager ses projets futurs. L’un des messages que
nous communique l’auteur en se servant de cette technique,
c’est que même avec ces haillons qu’elle porte
à présent, Agathe garde des rêves d’un
avenir beaucoup plus joyeux.
La
narration simultanée nous amène dans la pensée
d’Agathe où nous lisons ses monologues intérieurs
à partir desquels nous partageons ses soucis, son impuissance
et l’effet de l’exploitation qu’elle a connu.
Nous
avons constaté aussi qu’ à partir de la narration
intercalée, Paméla, l’agenda nous est introduit.
C’est ce procédé qui a permis à l’auteur
de s’effacer derrière Agathe presque tout au
long du récit et finalement derrière Féçal
qui termine le récit après la mort d’ Agathe.
Donc se
servant de la narration intercalée il laisse la parole complètement
à Agathe et à Féçal pour que le récit
nous apparaisse plus crédible.
La
vitesse de a narration qui nous permet de réfléchir
sur le rythme du roman peut se mesurer à partir de quatre
modes fondamentaux à savoir la scène, le sommaire,
la pause et l’ellipse ces
modes fondamentaux de la vitesse ont joué des rôles
différents qui touchent au déroulement des événements
et le développement de l’action. La scène nous
permet de lire les paroles que s’expriment les personnages.
Le
sommaire qui résume et condense en peu de mots ce qui s’est
passé pendant une longue durée de temps, a pour but
de faire filer le récit. A travers cette technique, Féçal
nous résume la mort inattendue d’Agathe dans une façon
très choquante et inattendue. Le sommaire nous apporte aussi
des indices qui nous font remarquer la fuite du temps. Avec le sommaire,
le récit nous semble mené de façon très
vive et alerte. L’ellipse qui laisse dans l’ombre des
pans entiers de la diégèse (histoire) a pour but de
faire filer le récit. Elle n’existe pas dans l’œuvre
du fait que l’actant narrateur s’est chargée
de nous tout dire.
La
pause permet au narrateur de s’engager dans une description
soit de sa maisonnée soit d’un
Personnage. En se servant de cette technique l’auteur nous
permet de pénétrer la pensée du narrateur.
On peut citer comme exemple la description que Féçal
fait d’Agathe à travers laquelle nous savons qu’il
veut simplement nous dire qu’il la trouvait très belle
en ses derniers moments. Il a passé au moins trois paragraphes
décrivant d’autres choses qu’il aime de la personnalité
d’Agathe et pour la première fois, nous remarquons
que Féçal décide de l’ appeler Agathe
et non plus Adjo. Ainsi, nous apprécions aussi que chaque
romancier à sa façon, s’efforce de rendre sensible
le passage du temps comme le fait Dissirama Boutora Takpa dans Journal
d’une bonne. Dans le passé, Agathe était l’enfant
unique et choyée de ses parents mais dans le futur elle devient
une bonne, exploitée et haïe ; ses qualités,
sa personnalité et sa beauté sont seulement reconnues
après sa mort.
Nous
pouvons dire que dans Journal d’une bonne, le but principal
est de nous faire apprécier l’exploitation et l’injustice
qui sont faites à de pauvres enfants. Une pratique qui constitue
une nouvelle forme d’esclavage. C’est une forte impression
que l’auteur cherche à laisser sur ses lecteurs en
se servant de ces techniques.
Celles
qu’on appelle pudiquement « domestiques » ou «
bonnes » mais qui ne vivent que l’exploitation et l’insupportable
ne sont pas différentes des esclaves d’antan. A cette
fin, l’auteur a employé ces techniques dans son œuvre.
UNIVERSITÉ
DE CAPE COAST (GHANA)
PRÉSENTÉE PAR
OLIVIA ACHEAMPONG
SOUS LA DIRECTION
DU DR. S. P. KRAKUE
E-mail de OLIVIA
ACHEAMPONG : adjoaachamp@yahoo.com
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